Pourquoi nous existons

Tout a commencé dans une salle de cours à Tunis

De Tunis à Tokyo — من تونس إلى طوكيو

Yalla Nihongo est né dans un cours de japonais du week-end à Tunis. Une salle d’étudiants tunisiens, un professeur qui explique en anglais, et la même frustration chaque samedi : toutes les applications avec lesquelles nous révisions ne parlaient qu’anglais.

Leurs moyens mnémotechniques étaient pensés pour une oreille anglophone. Leurs explications supposaient une langue maternelle qu’aucun de nous n’avait. Et pas une seule ne nous parlait de la culture qui nous avait fait aimer le japonais : les films, la cuisine, les fêtes que nous aimions déjà avant de savoir lire un seul caractère.

Nous avons donc construit ce qui manquait : une maison pour apprendre le japonais qui enseigne en anglais — comme ton cours — explique en arabe, pour que ça fasse vraiment déclic, et vit à l’intérieur de la culture japonaise au lieu de la montrer de loin.

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La méthode

Fondée sur les sciences de l’apprentissage, pas sur des mécaniques addictives

Tout ce qui suit vient de la recherche sur le fonctionnement réel de la mémoire — pas de ce qui te fait scroller. Ouvre « la recherche derrière ce principe » sous n’importe quel bloc et juge les sources par toi-même.

  1. Répétition espacée

    La mémoire s’efface selon une courbe prévisible. Plutôt que de marteler un caractère vingt fois aujourd’hui et plus jamais ensuite, nous te le ramenons juste avant que tu ne l’aies perdu — puis nous élargissons l’intervalle un peu plus à chaque fois.

    Dans l’application: Les révisions sont planifiées par FSRS, un algorithme libre, séparément pour chaque caractère et chaque sens de rappel.

    La recherche derrière ce principe

    Cepeda, Pashler, Vul, Wixted & Rohrer (2006), « Distributed Practice in Verbal Recall Tasks: A Review and Quantitative Synthesis », Psychological Bulletin — une synthèse de décennies d’expériences montrant que l’étude espacée surpasse systématiquement l’étude massée.

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  2. Rappel actif

    Relire un tableau de kana donne une impression d’efficacité et ne fait presque rien. Extraire un caractère de ta propre mémoire — même quand ça prend une seconde et que ça pique un peu — voilà ce qui trace le chemin pour y revenir.

    Dans l’application: Chaque quiz, chaque révision et chaque jeu te demande de produire la réponse. Rien ici n’est une lecture passive.

    La recherche derrière ce principe

    Roediger & Karpicke (2006), « Test-Enhanced Learning: Taking Memory Tests Improves Long-Term Retention », Psychological Science — la démonstration classique de l’effet de test.

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  3. Des images mnémotechniques dans ta langue

    Un caractère s’ancre dès qu’il devient une image. Mais l’image ne fonctionne que si elle est construite dans une langue où tu penses vraiment. く, c’est un bec d’oiseau ouvert — منقار طائر.

    Dans l’application: Les 107 hiragana arrivent tous avec une image mémorielle écrite en anglais et en arabe — écrite pour des arabophones dès le départ, et non traduite depuis l’anglais.

    La recherche derrière ce principe

    La méthode des mots-clés mnémotechniques pour l’apprentissage des kana ; c’est le principe des applications officielles « Hiragana Memory Hint » de la Fondation du Japon.

    Fondation du Japon — Memory Hint
  4. Apprendre avec les mains

    Regarder un caractère n’est pas le tracer. Le geste de l’écrire laisse une seconde trace dans ta mémoire, et c’est souvent celle qui survit.

    Dans l’application: Chaque leçon anime d’abord l’ordre des traits, puis te tend le pinceau : trace le caractère toi-même, avec une notation indulgente — nous célébrons l’essai, pas les millimètres.

    La recherche derrière ce principe

    Longcamp, Zerbato-Poudou & Velay (2005), « The Influence of Writing Practice on Letter Recognition: A Comparison between Handwriting and Typing », Acta Psychologica — les apprenants entraînés à la main reconnaissaient les lettres plus sûrement que ceux entraînés au clavier.

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  5. Son, image et texte ensemble

    Ton esprit classe un mot une fois comme son et une fois comme image. Donne-lui les deux et tu as construit deux routes vers le même souvenir au lieu d’une.

    Dans l’application: Chaque caractère t’arrive sous forme de glyphe que tu vois, de son que tu entends, d’image que tu imagines et de mot réel que tu peux employer.

    La recherche derrière ce principe

    La théorie du double codage de Paivio et la théorie cognitive de l’apprentissage multimédia de Mayer : associer mots, images et parole surpasse les mots seuls.

  6. Une pratique mélangée — plus dure, et plus efficace

    Vingt か d’affilée, c’est fluide et vite oublié. Mélanger les caractères et les sens de rappel semble plus maladroit sur le moment et dure bien plus longtemps. La difficulté, au bon endroit, est une fonctionnalité.

    Dans l’application: Les quiz alternent caractère→son, son→caractère, écoute et saisie ; les révisions mêlent la rangée du jour à tout ce que tu as appris avant.

    La recherche derrière ce principe

    Les travaux de Robert Bjork sur les « difficultés désirables » — des conditions qui ralentissent l’apprentissage sur l’instant tout en améliorant ce qu’il en reste.

    Bjork Learning and Forgetting Lab
  7. Des jeux qui te ramènent — honnêtement

    La motivation est un vrai ingrédient, pas un gros mot. La ligne que nous tenons est simple : des récompenses qui célèbrent tes progrès, jamais des mécaniques conçues pour te culpabiliser d’avoir vécu ta vie.

    Dans l’application: Des XP, un anneau d’objectif quotidien, et des séries avec un gel gratuit automatique chaque semaine quand la vie s’en mêle. Aucun écran culpabilisant. Aucune publicité, jamais.

    La recherche derrière ce principe

    Shortt, Tilak, Kuznetcova, Martens & Akinkuolie (2023), « Gamification in Mobile-Assisted Language Learning: a Systematic Review of Duolingo Literature from Public Release of 2012 to Early 2020 », Computer Assisted Language Learning — huit ans de données sur ce que les mécaniques de jeu apportent, ou non, aux applications de langue.

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  8. La culture comme contexte

    Les mots s’ancrent quand tu les rencontres là où ils vivent : sur une enseigne, dans un bol, pendant une fête, à l’intérieur d’une histoire. Du vocabulaire sans contexte, c’est une liste. Avec le contexte, c’est un souvenir.

    Dans l’application: Les cartes culturelles, les vrais jeux japonais et le calendrier des fêtes sont à côté des leçons — pas dans une section bonus que tu n’ouvres jamais.

    La recherche derrière ce principe

    Krashen et l’« input compréhensible » : on acquiert une langue avant tout à partir de messages porteurs de sens que l’on comprend et qui nous intéressent.

    Les articles de Krashen

Rien de magique là-dedans. C’est simplement pourquoi cinq minutes concentrées par jour ici valent mieux qu’une heure passée à fixer un tableau de kana.

Ton atout

L’avantage arabe — نقطة قوّتك

Voici ce qu’aucune application mondiale ne te dira : l’arabe te donne de vraies longueurs d’avance en japonais. Pas des encouragements — des mécanismes concrets que les autres doivent apprendre à partir de zéro.

Ce que tu possèdes déjà

  • La longueur des voyelles a déjà du sens pour toi

    Le japonais distingue おばさん (la tante) de おばあさん (la grand-mère) uniquement en tenant la voyelle plus longtemps. Un anglophone doit d’abord être convaincu que la longueur peut changer un mot. Toi, tu le fais depuis l’enfance : c’est المدّ, et ton oreille y est déjà réglée.

  • Les consonnes doublées vivent déjà dans ta bouche

    Le petit っ de にっき est une consonne tenue un temps. Pour toi, c’est الشدّة : le même geste, un son que tu produis sans y penser, là où les débutants passent des semaines.

  • Le R japonais n’est pas ton problème

    ら り る れ ろ se situent entre un L et un R battu — le son sur lequel les anglophones butent pendant des mois. L’arabe t’offre ce R battu gratuitement.

Et là où l’arabe complique les choses, nous le disons

  • え et お

    L’arabe ne trace pas la même frontière entre ces voyelles ; nous les travaillons donc en paire, côte à côte, jusqu’à ce que la différence devienne automatique au lieu d’être devinée.

  • ぱ et ば

    Le son /p/ n’est pas natif en arabe, et prétendre le contraire n’aide personne. Il reçoit son propre entraînement ciblé au lieu d’être laissé à lui-même.

Chaque apprenant arrive avec une oreille et une bouche différentes. Nous avons construit pour les tiennes.

Culture

Profondément japonais, fièrement tunisien

Ici, la culture n’est pas une décoration. C’est le programme.

  • Nos jeux sont de vrais jeux japonais

    Le karuta est le jeu de cartes avec lequel les enfants japonais apprennent leurs kana : un lecteur annonce un son et les mains fondent sur les cartes. Nous en avons fait une manche de soixante secondes jouable dans le bus, avec un lien vers son histoire.

  • Le reste de la cour de récréation arriveBientôt

    Le shiritori, le jeu de chaîne de mots qu’on joue dans toutes les cours d’école japonaises, et le fukuwarai, le jeu du visage du Nouvel An : les deux sont dans notre feuille de route, et tous deux enseignent les kana sans jamais donner l’impression de réviser.

  • Le Bunko — ton étagère de lectureBientôt

    Une étagère qui te mène de ta première lecture graduée à ton premier vrai manga, marche après marche, pour que « j’ai lu une page en japonais » arrive plus tôt que tu ne le crois.

  • Un calendrier qui vient jusqu’en TunisieBientôt

    Hanami, Tanabata et tsukimi, célébrés ici — sous les fleurs d’oranger plutôt que sous les cerisiers, ce qui a sa propre beauté.

  • Un fil « Tunisie ✕ Japon » qu’on ne trouve nulle part ailleurs

    Nos cartes culturelles portent un fil qu’aucune application mondiale n’écrit : la coopération de la JICA avec la Tunisie depuis les années 1970, le JLPT passé ici même à Tunis, à l’Institut Bourguiba des Langues Vivantes, et la TICAD8 — la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique — accueillie à Tunis en 2022.

Voici Fenn

Notre mascotte est un fennec coiffé d’un hachimaki — l’emblème du désert tunisien portant le bandeau japonais. Le renard compte dans les deux pays : le fennec est le nôtre, et le kitsune est le messager et le farceur du Japon. Fenn se tient à ce croisement, et c’est lui qui applaudit quand ta série survit à une semaine difficile.

Pourquoi ici

Ce qui rend cette plateforme différente

Pas un tableau comparatif. Juste les cinq décisions prises au départ et jamais bradées depuis.

  • Faite par des apprenants tunisiens, pour des apprenants tunisiens

    Nous ne sommes pas un produit mondial auquel on a ajouté un réglage « arabe ». Cette plateforme a été construite par des gens assis dans la même salle que toi.

  • Enseigne en anglais, explique en arabe

    L’anglais pour coller à ton cours et au manuel de ton professeur. L’arabe pour le moment où l’idée doit vraiment se poser. Et le français aussi, parce que c’est ainsi que la Tunisie pense.

  • Une communauté, pas seulement une application

    Apprendre une langue seul est la manière la plus difficile de le faire. Nous construisons vers de vraies rencontres, des cercles d’étude et des événements — le classement en est la plus petite partie, et il reste facultatif.

  • Un contenu digne de confiance

    Nos données kana sont testées contre le tableau Hepburn canonique à chaque compilation, avec une double vérification par une seconde bibliothèque indépendante. Si une seule lecture était fausse, la compilation échouerait et la mise en ligne s’arrêterait. Notre alphabet ne peut littéralement pas sortir avec une erreur.

  • Gratuite là où ça compte

    L’alphabet et tes révisions quotidiennes sont gratuits, et le resteront. Ce n’est pas une offre de lancement.

Notre parole

Cinq engagements

Assez courts pour que tu puisses nous les rappeler.

  1. L’alphabet et les révisions de base restent gratuits — pour toujours.
  2. Aucune publicité à l’intérieur de l’apprentissage. Jamais.
  3. Tes données ne sont jamais vendues, à personne.
  4. Quand les fonctions payantes arriveront : des prix en dinars, via des passerelles de paiement tunisiennes.
  5. Les événements communautaires se font à prix coûtant — nous ne gagnons rien à réunir les apprenants.

Crédits

Debout sur le travail des autres

Des données ouvertes, des logiciels libres et des ressources officielles gratuites ont rendu tout cela possible. Là où une licence demande une attribution, la voici — et là où elle n’en demande pas, la gratitude reste due.

  • KanjiVG

    Les données d’ordre des traits de chaque caractère, © Ulrich Apel, sous licence CC BY-SA 3.0.

  • ts-fsrs

    Le planificateur FSRS libre qui décide du retour de chaque carte.

  • WanaKana

    La conversion libre kana ↔ romaji, et le second avis que vérifient nos tests de données.

  • Google Fonts

    Zen Maru Gothic, Karla et Cairo — toutes sous licence SIL Open Font.

  • La Fondation du Japon

    Irodori, Marugoto et les applications Memory Hint sont gratuites, excellentes, et constituent la référence que nous nous fixons.

  • JMdict / EDRDGÀ mesure que notre bibliothèque grandit

    Le projet de dictionnaire sur lequel nous bâtirons les listes de vocabulaire, sous licence CC BY-SA.

  • TatoebaÀ mesure que notre bibliothèque grandit

    Des phrases d’exemple issues de la communauté, sous licence CC BY, pour l’arrivée des exercices de lecture.

Les illustrations et les moyens mnémotechniques de ce site ont été créés pour ce projet. La tradition japonaise de l’illustration libre et généreuse — Irasutoya en tête — est l’esprit dans lequel nous travaillons ; partout où nous utilisons de telles œuvres, c’est dans le respect de leurs propres conditions.

L’inventaire complet des licences

L’invitation

Cette plateforme s’améliore avec chaque apprenant qui la rejoint — chaque badge d’événement gagné, chaque camarade qui devient le senpai d’un autre. Ta première leçon prend cinq minutes, et l’alphabet est gratuit.

يلّا — c’est parti. 行くぞ!

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